Zorro : derrière le masque, le justicier hispanique.

Actualités 16 avril 2019 par telemartin.tv


Don Diego de la Vega est l’un des redresseurs de torts les plus connus. Romans, films, séries, chansons, ses aventures n’ont de cesse d’être racontées depuis bientôt 100 ans. Zorro qui signifie renard en espagnol est devenu un symbole de la lutte contre l’oppression au même titre que Robin des Bois. Pourtant, en y regardant de plus près, le vengeur masqué est plus complexe qu’il n’y parait. telemartin.tv vous embarque faire un tour en Californie mexicaine, un repaire idéal pour apprendre l’espagnol !

L’acte de naissance de Zorro de nombreux enfants date du 9 août 1919.

La première histoire a lieu sous la forme d’un feuilleton écrit par Johnston McCulley dans la presse américaine. Le succès est au rendez-vous et l’ensemble des textes est publié plus tard sous la forme d’un roman au titre évocateur « Le Signe de Zorro ». Il s’en est vendu aujourd’hui 50 millions d’exemplaires. Le pitch : Don Diego de la Vega, jeune aristocrate d’origine espagnol décide de combattre la corruption et le pouvoir arbitraire qui règne dans la Californie du 19e siècle. Pour agir plus efficacement, il décide de revêtir un masque, une cape et sur son cheval de combattre à l’épée les vilains sous le nom de Zorro. Malgré sa haute condition sociale, notre renard hidalgo souhaite être le défenseur de la veuve, de l’orphelin et de tous les opprimés de la région. Il est aidé dans sa quête chevaleresque par son fidèle serviteur Bernardo, un sourd-muet dont la lucidité et un langage des signes très expressif permettront à notre cavalier de déjouer tous les pièges.

Le média qui va faire de Zorro une icône sur plusieurs générations, c’est la télévision.

En 1957, les studios Disney produisent une série américaine qui s’étalera sur quatre saisons et plus de 80 épisodes. Le générique « un cavalier qui surgit hors de la nuit court vers l’aventure au galop… son nom il le signe à la pointe de son épée d’un Z qui veut dire Zorro… » sera sur toutes les lèvres. Le feuilleton est en noir et blanc car l’oncle Walt ne croyait pas au succès de la série. Et pourtant 60 ans après, elle est toujours rediffusée, ironie de l’histoire dans une version colorisée. L’atmosphère expressionniste avec ses grandes ombres portées sur les murs, le cheval qui se cabre vers le ciel quand vient l’éclair illustre une mise en scène sophistiquée rare pour un show télévisé. L’origine du succès vient sans doute des scènes d’action et d’humour de plus en plus présentes au fil des épisodes. Pour ça la série peut compter sur des personnages haut en couleur avec des prénoms espagnols bien comme il faut.

Que serait Zorro sans le Sergent Garcia ?

C’est l’ennemi numéro un du justicier masqué mais surtout l’élément comique du feuilleton. Bête, grotesque, maladroit et porté sur la boisson, il rate tout ce qu’il entreprend. S’il rêve de découvrir un jour la véritable identité de Zorro et de le capturer pour toucher une grosse récompense, il n’est pas forcément mécontent des actions du hors-la-loi. Il juge les décisions de ses supérieurs cruels et malhonnêtes. Il se fait souvent manipuler par Don Diego de la Vega dont il ignore bien sûr la double vie. Le sergent Garcia apparaît au final plus sympathique que méchant. Avec le caporal Reyes, il forme un duo à la Laurel et Hardy. Parmi les vrais vilains de la série, on trouve Jose Sebastien Varga. Il agit en rapace pour prendre la tête de la Californie et n’hésite pas à piller la région. Son gout immodéré pour les pesos en font un tueur décomplexé. Il y a aussi le magistrat Carlos Galindo, un juge corrompu qui essaie de couvrir d’opprobre les personnalités de la ville. La liste des méchants est encore longue. Heureusement, le héros interprété par Guy Williams bondira depuis le passage secret de son hacienda accompagné de sa fidèle monture Tornado corriger tous les vauriens.

Parmi les adaptations mémorables, il y a le roman d’Isabelle Allende qui invente une jeunesse à Don Diego de la Vega et revient sur ses motivations ainsi que sur le pourquoi du masque, de la cape et du chapeau. C’est une vision adulte du personnage mythologique avec en toile de fond, l’Espagne du 19e siècle et ses sociétés secrètes. Le livre a donné lieu à une comédie musicale aux Folies Bergères où les aventures de Zorro sont rythmées au son flamenco des Gypsy King avec entre autres « Baila me », « Bambolero » et « Jobi Jobba ».

Si l’envie de défendre les opprimés vous titille, il ne reste plus qu’à enfiler votre panoplie de chevalier noir, de vous accrocher au lustre et d’atterrir sur la table. Les psychologues s’accordent à dire que les bains de jouvence sont salutaires. Attendez seulement que les enfants soient partis afin de ne pas leur donner de mauvaises idées.

Tu aimes les séries ? Alors si tu es un internaute sympa, suis mes aventures à la rencontre des hispanophones et commence à apprendre l’espagnol !

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