J’ai eu la chance de passer un peu plus de deux semaines au Costa Rica. Je vous dis tout ce que je pense de ce pays : pourquoi il faut y aller, mon itinéraire jour par jour, mes coups de cœur, ce que je ferais autrement… et quelques mots d’espagnol tico pour vous y préparer.
Même si le Costa Rica est un pays relativement petit, les trajets d’un point à l’autre sont souvent longs, et il n’est pas facile de choisir : Pacifique, montagnes de l’intérieur ou côte caraïbe ? Voici mon expérience.
Avec quelle compagnie j’ai volé ?
Je suis parti de Madrid, direction San José, avec Iberia : un vol direct d’une dizaine d’heures, sans souci particulier. J’ai quitté l’hiver madrilène pour la douceur de la capitale costaricienne.
Où est-ce que je suis allé au Costa Rica ?
Jour 1 : l’arrivée. À l’aéroport de San José, j’avais réservé un transfert directement vers Santa Elena, pour me réveiller dès le lendemain dans un endroit agréable. Je fais presque toujours ça en voyage : ce n’est pas donné, mais cela évite une nuit d’hôtel près de l’aéroport et un trajet de plus le lendemain.
Jours 2 et 3 : Santa Elena et Monteverde. Perché à plus de 1 000 mètres d’altitude, Santa Elena offre un climat frais et agréable. C’est le spot parfait pour les amoureux de nature, de randonnée et d’observation des oiseaux. Deux réserves à ne pas manquer : la Reserva Santa Elena, ma préférée (prévoyez de bonnes chaussures, ça glisse !), et le Bosque Nuboso Monteverde, la célèbre forêt de nuages, où l’on observe facilement des colibris. Autre activité presque incontournable : les tyroliennes au-dessus de la canopée. Si, comme moi, vous avez le vertige, c’est un excellent vaccin !
Jour 4 : Tamarindo. Sur un voyage de deux semaines, tout n’est pas parfait. Tamarindo, très touristique et très construit, n’a pas été mon coup de cœur : je vous conseille de ne pas vous y attarder.
Jours 5 à 7 : de Nosara à Sámara. Si vous aimez le surf, rendez-vous à Playa Guiones, où les vagues sont superbes tôt le matin. Le soir, direction Playa Pelada pour l’un des plus beaux couchers de soleil du voyage. Plus au sud, Sámara est une petite ville encore à taille humaine, avec une plage splendide. Playa Carrillo, un peu plus loin, vaut aussi le détour.
Jour 8 : de Sámara à Quepos. Deux options : par l’intérieur des terres, ou en traversant le golfe de Nicoya en ferry. J’ai choisi le ferry.
Jours 9 à 11 : Manuel Antonio. Le parc national de Manuel Antonio associe plages de rêve et forêt tropicale : singes, paresseux et iguanes sont au rendez-vous.
Jours 12 à 14 : Drake et Corcovado. Accessible surtout en bateau, la péninsule d’Osa abrite le parc national Corcovado, l’un des endroits les plus riches en biodiversité de la planète.
Jour 15 : Uvita. Une étape tranquille près du parc marin Ballena, connu pour sa langue de sable en forme de queue de baleine.

Jour 16 : retour vers San José.
Ce que j’ai préféré au Costa Rica
Même si les plages sont paradisiaques, j’ai adoré voir du vert. La région de Santa Elena et de Monteverde reste mon coin préféré.
Si je devais retourner au Costa Rica, j’irais…
Très certainement sur la côte caraïbe, que je n’ai pas eu la chance de découvrir. Elle est plus arrosée, mais réputée pour son ambiance afro-caribéenne, sa cuisine au lait de coco et le parc national de Tortuguero. Affaire à suivre !
Quelle est la meilleure époque pour aller au Costa Rica ?
Sur la côte pacifique et dans le centre, la saison sèche s’étend en gros de décembre à avril : c’est la période la plus agréable. La côte caraïbe a un climat différent, avec des pluies réparties sur toute l’année.
Quelle est la température au Costa Rica ?
Il fait chaud toute l’année sur les côtes, et plus frais en altitude. La chaleur culmine en fin de saison sèche, vers mars et avril, notamment dans la région du Guanacaste. Viennent ensuite les pluies.
Les plats que vous devez absolument goûter au Costa Rica
Presque inévitable et servi dès le petit-déjeuner, le gallo pinto, un mélange de riz et de haricots noirs, est un must. À midi, commandez un casado : une assiette complète avec riz, haricots, salade, banane plantain et viande ou poisson.
Est-ce que le Costa Rica est un pays dangereux ?
Le Costa Rica a la réputation d’être l’un des pays les plus sûrs d’Amérique centrale. Comme partout, restez attentif à vos affaires, surtout dans les zones touristiques et en ville, et méfiez-vous des inconnus trop insistants.
L’espagnol parlé au Costa Rica est-il compliqué ?
Pas du tout ! L’espagnol des ticos (le surnom des Costariciens) est clair et agréable à l’oreille. Quelques particularités à connaître :
- ¡Pura vida! — La devise nationale : « Salut ! », « Ça va ! », « Super ! » ou « Merci ! », selon le contexte.
- Mae — « Mec », entre amis.
- Tuanis — « Cool », « génial ».
- Usted — Les Costariciens vouvoient très souvent, même leurs proches.
Pura vida !

Notre conseil : au Costa Rica, le dollar est largement accepté, mais payez en colones dans les petits commerces. Et apprenez à répondre « ¡Pura vida! » : vous l’entendrez cent fois par jour.


