Le Pérou figure en bonne place parmi les destinations préférées des voyageurs, et s’il y a un lieu qu’il est impensable de manquer, c’est le Machu Picchu, terre d’histoire, d’aventure et de beauté. Voici ce qu’il faut savoir sur la citadelle inca, de sa « découverte » à sa préservation, avec le vocabulaire espagnol et quechua qui vous sera utile sur place.
Si on vous dit Indiana Jones, vous répondez… Harrison Ford, oui c’est vrai, mais encore… le Machu Picchu évidemment !
On dit souvent que le personnage d’Indiana Jones, imaginé par George Lucas, s’inspire en partie de l’explorateur américain Hiram Bingham, qui fit connaître le Machu Picchu au monde entier en 1911. Mais Bingham n’est sans doute pas le premier visiteur moderne du site : des paysans de la région le connaissaient, et un fermier de Cusco, Agustín Lizárraga, y aurait laissé une inscription dès 1902. Pionnier ou pas, Bingham n’en reste pas moins un aventurier qui fait rêver, et c’est son expédition qui a révélé le site au grand public.
Le nom, en revanche, ne vient pas de lui : Machu Picchu est un nom quechua, la langue des Incas, qui signifie « vieille montagne » ou « vieux sommet ». Il fait face au Huayna Picchu, la « jeune montagne », que l’on voit sur toutes les photos.
Un chef-d’œuvre de l’architecture inca
Situé à environ 2 430 m d’altitude, sur le versant oriental des Andes, aux portes de l’Amazonie, le site doit sa grandeur à son extraordinaire beauté naturelle, à laquelle se mêle tout un ensemble urbain : murailles, terrasses et rampes qui semblent prolonger les escarpements rocheux. Pour l’Unesco, qui l’a inscrit au patrimoine mondial en 1983, c’est l’un des plus importants héritages matériels de la civilisation inca.
Construite au XVe siècle, la citadelle a été abandonnée à l’époque de la conquête espagnole, au XVIe siècle. Les conquistadors ne l’ont vraisemblablement jamais trouvée, et la végétation comme l’isolement l’ont protégée pendant des siècles. Ironie de l’histoire : c’est depuis sa redécouverte que le site souffre. L’Unesco a notamment pointé la pression du tourisme, la gestion des déchets, la pollution du fleuve Urubamba et le développement de la région.
Visiter le Machu Picchu de façon responsable
Le Machu Picchu reste un incontournable du Pérou, et nous ne saurions trop vous le recommander. Mais pour le protéger, l’accès est strictement encadré : billets nominatifs à réserver à l’avance, nombre de visiteurs limité, circuits balisés et durée de visite contrôlée. Certains objets sont interdits sur le site (perches à selfie, trépieds, instruments de musique, nourriture…). Ces règles évoluent régulièrement : consultez le site officiel du ministère péruvien de la Culture avant de partir.
Pensez aussi à l’altitude et à la météo changeante : prévoyez une petite laine. Et si vous passez par Cusco ou Aguas Calientes, le village au pied du site, vous trouverez des pulls en laine d’alpaga bien chauds. Mais une fois là-haut, surtout, ouvrez grand les yeux et profitez !
Le vocabulaire utile au Pérou
Au Pérou, l’espagnol a emprunté de nombreux mots au quechua, encore parlé par des millions de personnes dans les Andes. Certains sont même passés en français !
| Espagnol | Origine | Français |
|---|---|---|
| la llama, la alpaca | quechua | le lama, l’alpaga |
| el cóndor | quechua | le condor |
| la papa | quechua | la pomme de terre |
| el choclo | quechua | l’épi de maïs |
| el soroche | quechua | le mal des montagnes |
| la ciudadela | espagnol | la citadelle |
| el Camino Inca | espagnol | le chemin de l’Inca |
« Tengo soroche, ¿me puede dar un mate de coca? » — « J’ai le mal des montagnes, vous pouvez me donner une infusion de coca ? »
« ¿A qué hora sale el bus a Machu Picchu? » — « À quelle heure part le bus pour le Machu Picchu ? »
Notre conseil : passez quelques jours à Cusco avant de monter au Machu Picchu. Vous vous habituerez à l’altitude, et vous aurez le temps de pratiquer votre espagnol avec les habitants. Au Pérou, l’accent est réputé clair et posé : idéal pour progresser !


