Films de Guinée équatoriale : Palmeras en la nieve, Memoria negra…
Seul pays d'Afrique où l'espagnol est langue officielle, la Guinée équatoriale n'a presque pas de production locale : ses images viennent surtout de films espagnols. Ces trois œuvres, une fiction et deux documentaires tournés ou situés dans le pays, vous font découvrir son passé colonial, sa dictature et ses voix.
Palmeras en la nieve (Palmiers dans la neige)
🎬 Film📅 2015De Fernando González Molina
Clarence, jeune femme de Huesca, part sur les traces du passé de sa famille sur l'île de Fernando Poo, l'actuelle Bioko, du temps de la Guinée espagnole. Le récit alterne avec les années coloniales et un amour interdit entre Kilian et Bisila, une femme bubi. Adaptation du roman de Luz Gabás, cette production espagnole avec Mario Casas, Berta Vázquez et Adriana Ugarte a surtout été tournée aux Canaries et en Colombie. Elle a remporté deux Goya, dont celui de la meilleure chanson originale.
L'espagnol qu'on y entend : Un espagnol d'Espagne dominant, avec quelques dialogues en patois local au début du film ; niveau intermédiaire.
el cacao le cacao
la plantación la plantation
la colonia la colonie
Memoria negra
🎬 Film📅 2006De Xavier Montanyà
Dans ce documentaire espagnol, la voix d'un exilé équatoguinéen anonyme, qui a hérité d'une rivière à la mort de son père, se souvient de son enfance, des légendes populaires et des croyances africaines. Le film retrace l'histoire du pays : la colonisation espagnole, puis l'héritage politique, religieux et culturel de l'indépendance, de la dictature de Francisco Macías au régime de Teodoro Obiang. Sélectionné au festival de Valladolid en 2006, c'est un document précieux sur un pays rarement filmé.
L'espagnol qu'on y entend : Un espagnol de Guinée équatoriale posé, en voix off, lent et clair ; niveau intermédiaire.
el exilio l'exil
la independencia l'indépendance
la leyenda la légende
El escritor de un país sin librerías
🎬 Film📅 2019De Marc Serena
Ce documentaire de Marc Serena dresse un portrait de la situation culturelle, sociale et politique de la Guinée équatoriale à travers l'histoire de Juan Tomás Ávila Laurel, l'écrivain le plus traduit du pays, contraint à l'exil en Espagne en 2011. L'équipe s'est vu refuser un visa lors d'une première tentative et a eu recours à un financement participatif anonyme. Présenté à la Seminci de Valladolid en 2019, le film est une porte d'entrée vers la littérature hispanophone d'Afrique.
L'espagnol qu'on y entend : L'espagnol de Guinée équatoriale d'un écrivain, articulé et réfléchi, en entretiens ; niveau intermédiaire.