Pasillo
Genre musical📍 Tout le pays (Andes et côte)Patrimoine UNESCO · 2021
Le pasillo est la grande chanson sentimentale de l'Équateur. Apparu au XIXe siècle, il mêle des musiques autochtones comme le yaraví à des influences européennes : valse, menuet, boléro espagnol. Son nom viendrait des petits pas que faisait le couple en le dansant. Amour, nostalgie, famille : ses thèmes poétiques ont été portés par des trios et par des voix légendaires, dont Julio Jaramillo, le « Rossignol de l'Amérique », né à Guayaquil le 1er octobre 1935. Depuis 1993, cette date est devenue le Día del Pasillo ecuatoriano. En décembre 2021, l'UNESCO a inscrit « El pasillo, canto y poesía » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
Où le voir : Le 1er octobre, Día del Pasillo, est l'occasion de lui rendre hommage dans tout le pays.
- la nostalgia la nostalgie
- el trío le trio de chanteurs-guitaristes
- la poesía la poésie
Sanjuanito
Danse et musique📍 Imbabura (Otavalo), Andes du Nord
Joyeux et sautillant, le sanjuanito est considéré en Équateur comme un « ritmo nacional ». Ses racines sont andines et sans doute préhispaniques ; il s'est surtout développé au début du XXe siècle, notamment dans la province d'Imbabura, autour d'Otavalo. Son nom viendrait de la Saint-Jean (24 juin), fête chrétienne qui coïncidait avec les rituels indigènes de l'Inti Raymi, la fête du soleil. On le danse en cercle, main dans la main, en tournant d'un côté puis de l'autre. Aux instruments andins traditionnels, comme le rondador, le pingullo ou la dulzaina, se sont ajoutés quena, zampoña, guitare et bombo. Très pratiqué à l'école, il anime les fêtes populaires.
Où le voir : Fin juin, les fêtes de la Saint-Jean et de l'Inti Raymi, dans la région d'Otavalo, sont le meilleur moment pour le voir danser.
- el rondador la flûte de Pan équatorienne
- la ronda la ronde
- saltar sauter
Marimba esmeraldeña
Danse et musique📍 Province d'Esmeraldas (côte Pacifique nord)Patrimoine UNESCO · 2015
Dans la province d'Esmeraldas, la marimba est l'âme de la culture afro-équatorienne. Ce xylophone en bois de palmier chonta, aux résonateurs en bambou (caña guadua), est accompagné de tambours, de maracas, de chants et de danses. Il rythme les fêtes mais aussi la vie religieuse : arrullos chantés aux saints, salves pour les adultes défunts, chigualos pour les enfants. Au XVIIe siècle, des prêtres jetaient les marimbas dans les rivières en les jugeant diaboliques ; la tradition a pourtant résisté. En 2015, l'UNESCO a inscrit ces musiques, chants et danses, partagés avec le Pacifique sud colombien. Des figures comme Papá Roncón ou la chanteuse Petita Palma les ont fait connaître bien au-delà du pays.
- el arrullo le chant dévotionnel aux saints
- el bombo la grosse caisse
- el andarele l'andarele, chant et danse afro-esmeraldiens