Guarania
Genre musical📍 AsunciónPatrimoine UNESCO · 2024
Lente et mélancolique, la guarania a un inventeur et une date de naissance. José Asunción Flores, né en 1904 dans le quartier de la Chacarita à Asunción, compose en 1925 « Jejuí », pièce instrumentale pour violon, violoncelle et piano. Dès 1926, « Arribeño resay », sur des vers de Rigoberto Fontao Meza, ouvre la voie à la guarania chantée. Avec le poète Manuel Ortiz Guerrero, Flores signe ensuite « India », déclarée chanson nationale en 1944, ou « Panambí verá ». Ces chansons disent l'amour, les paysages et l'âme paraguayenne. En 2024, l'UNESCO a inscrit « Guarania, sonido del alma paraguaya » lors d'une session tenue au Paraguay même, à Luque.
Où le voir : Le 27 août, Día de la Guarania, célèbre chaque année la naissance de José Asunción Flores.
🎧 À écouter- India — José Asunción Flores et Manuel Ortiz Guerrero (auteurs)
- la melancolía la mélancolie
- el poeta le poète
- la canción la chanson
Polca paraguaya
Danse et musique📍 Tout le pays
La polca paraguaya n'a pas grand-chose à voir avec la polka européenne : là où celle-ci est binaire, la polca superpose rythmes binaire et ternaire, en 6/8, ce qui lui donne son balancement si particulier. Vive et joyeuse, chantée ou instrumentale, elle a pour instrument roi la harpe paraguayenne, accompagnée de la guitare, parfois de cuivres et de percussions. Plus ancienne et plus folklorique que la guarania, elle est née du métissage entre la polka européenne et les musiques des communautés de l'époque coloniale. Son morceau le plus célèbre, « Pájaro campana », imite le chant d'un oiseau ; l'arrangement pour harpe de Félix Pérez Cardozo l'a popularisé à Buenos Aires dans les années 1930.
Où le voir : Le 15 septembre, Día de la Polca Paraguaya, rend hommage à Emiliano R. Fernández et à Luis Alberto del Paraná.
- el arpa la harpe
- la polca la polka paraguayenne
- el pájaro l'oiseau
Galopa y danza de la botella
Danse📍 Asunción (La Chacarita)
La galopa est une danse exclusivement féminine : les galoperas tournent en cercle, sans chorégraphie fixe, chacune improvisant ses pas, souvent une cruche en équilibre sur la tête. Dérivée musicalement de la polca, elle est mentionnée dans des chroniques de 1850 et garde une dimension rituelle et religieuse. Le nom de « galopera » viendrait de la composition de Mauricio Cardozo Ocampo, présentée en 1942 à Buenos Aires. Sa version la plus spectaculaire est la danza de la botella : la danseuse principale peut empiler une dizaine de bouteilles sur sa tête. C'est aujourd'hui la seule danse individuelle encore pratiquée, star des fêtes patronales, des festivals folkloriques et des fêtes d'école.
Où le voir : Le 3 février, fête de San Blas, patron du Paraguay, est le grand jour de la galopa, avec l'élection d'une reine des galoperas.
- la botella la bouteille
- el cántaro la cruche
- el equilibrio l'équilibre